Gagner au poker

 

Comment gagner au poker en ligne ?

Mon nom est Doyle Brunson, et je suis professionnel de poker depuis près de 50 ans.
Je suis le seul à avoir gagné 10 bracelets du World Series of Poker tour.
 
Je n’ai jamais été le premier de la classe, ni quelqu’un d’extraordinaire. C’est important de le dire, parce que vous devez vous enlever de l’idée que ceux qui gagnent de l’argent au poker sont des génies.
Les top-players qui gagnent des étapes du championnat du monde de poker ou WSOP (World Series of Poker) sont des génies du poker. Votre talent fera peut-être de vous le futur champion du monde de poker. Ne sautez pas d'étapes ! Soyez un bon débutant, avant de devenir un bon joueur intermédiaire, puis un expert, et enfin un pro. A la limite, peu importe, à chaque niveau vous gagnerez beaucoup
d’argent!

 par Doyle Brunson

Pourquoi avoir écrit ce blog ?

 
 

Avant de débuter, dans la lecture de ce blog, demandez-vous pourquoi vous vous intéressez au poker. Si vous lisez ce blog et appliquez mes conseils,
 

votre vie sera transformée !


Le poker a changé ma vie ! Avant, je pensais au boulot, aux crédits à rembourser, aux vacances que je ne pouvais pas prendre… J’étais stressé par ma vie. Tout était ordinaire, routinier.
Ce que Luc Marcianno m’a donné, c’est une chance d’oublier tout cela.
Le poker m’a apporté beaucoup, et pas seulement beaucoup d’argent. Ce jeu a mis du piment dans ma vie, m’a fait voyager, et rencontré beaucoup de gens passionnants.
Je serais passé à côté de beaucoup de choses sans cette rencontre.
Il m’a dit récemment: « Quand je t’ai rencontré, tu m’as fait rire. Je voyais en toi le poisson idéal. J’ai juste voulu me tester, et savoir si en t’apprenant une méthode simple tu pourrais te transformer de fish en winner. »


J’écris des livres (Cf. page "publications") pour vous faire partager ma passion, et mon expérience du jeu.


Mais aussi pour rendre hommage à mon maître et ami D. Sklansky.

J’aimerais faire avec vous ce qu’il a fait pour moi.
 

J’ai volontairement réduit la longueur de ce blog par rapport à mes livres. Ici se trouve l’essentiel de ce que vous devez savoir pour passer de: Big fish à joueur confirmé
 

Vous trouverez de quoi progresser dans mes livres et en vous inscrivant à ma newsletter.
Mais ne grillez pas les étapes !
 

Soyez attentif, mettez ce blog en favoris et relisez la, prenez des notes au fur et mesure.

A la fin du blog, vous trouverez un chapitre : Testez vos compétences !
Faites ces tests sans pression.
Ne lisez pas les corrections avant, cela n’a aucun intérêt. Ces tests sont là pour vous faire relire certaines parties du blog. Personne ne peut assimiler ce blog en une seule fois, mais tout le monde en est capable en relisant certains passages.


Rien n’est plus simple que d’apprendre les bases du poker.
 

Vous savez lire vous y arriverez !

 par Doyle Brunson

Comment je me suis mis au poker ?

 
 

Le poker était un jeu mystérieux.
J’avais bien sûr l’idée que sans chance, on ne peut pas gagner au poker.
J’ignorais totalement qu’il existait des gens dont c’était le métier.
Bref, je ne savais rien sur le poker.
Et pourtant, cela ne m’empêchait pas de perdre de l’argent en y jouant.
Touriste à Las Vegas, je me disais : « le poker c’est comme la roulette ou les machines à sous, j’ai 50$, je vais les utiliser pour m’amuser».
Des milliers de gens font comme moi, à Las Vegas comme sur le net. Même plus besoin de voyager pour rencontrer ces poissons là.
Ce qu’en France on appelle un pigeon, ou une vache à lait, est appelé dans le monde du poker un « fish » dont la traduction est poisson.
Ces mots anglais ne doivent pas vous faire peur. Pas besoin d’avoir une licence d’anglais pour s’en sortir à merveille au poker.
Laissez-moi vous faire part de la rencontre qui a changé ma vie !
Tout a commencé lors d'un voyage à Las Vegas.
Je sortais d’un casino une main devant, une main derrière, comme d’habitude.
Heureusement, mon hôtel était loin du casino. Il me restait ce soir là à peine de quoi prendre un taxi.
Un homme, à l’air sympathique ouvrait la portière d’un taxi, je lui ai dit : « Pourrions-nous partager ce taxi, le poker m’a coûté cher? ». Il a accepté avec un sourire moqueur.
Il m’a questionné sur mon métier. C’est ce que l’on fait quand on a rien à se dire, non ? Je lui ai appris que je faisais des études d’informatique.
Il m’a dit: « Je joue au poker, et c’est mon job».
Mon anglais n’était pas terrible, je croyais avoir mal compris. Je lui ai demandé s’il travaillait comme croupier à une table de poker. Là il s’est vraiment moqué de moi.
 


Ses explications m’ont fait comprendre qu’il était joueur professionnel de poker. J’étais stupéfait de voir un homme à l’air détendu vivre de ce jeu. A ma tête, il a vu que je doutais de ce qu’il m’assurait. J’étais sûr qu’il me prenait pour un idiot.
Pour me convaincre, il m'a assuré que je pouvais gagner ma vie avec ce jeu. Evidemment, je ne l'ai pas cru.
Il m'a proposé cela :

"Je t'apprends les bases, je te donne 100$, tu rentres dans un casino, t'assois à une table de Hold'em low-limit, tu joues comme je t'ai appris, et en sortant, on partage."
L’apprentissage n’a pas été difficile. Chez lui, en une journée il m’a formé pour être un bon débutant, c’est tout.
Rien à voir avec les études. L’ambiance était détendu, il contrôlait régulièrement mes compétences. La seule chose que j’ai eu à faire, c’est l’écouter attentivement.
Le soir, j’étais très stressé! Je ne voulais pas le décevoir, et je me demandais s’il ne m’avait pas menti. Il m’a amené au Golden Nugget, à une table de low-limit (limites basses, ce terme sera repris par la suite).
Assis, les cartes en main, je commençais à comprendre. J’ai appliqué ses conseils à la lettre, sans aucune variante. Et les jetons ont commencé à s’accumuler devant moi.
A ma sortie après 4 heures de jeu, où j'ai suivi ses conseils à la lettre, nous avons partagé 1500$.

A partir de ce jour, j'ai su que rien ne serait comme avant !

 

Dans ce blog, je vous apprendrai :

  1. Le poker le plus joué, et ses variantes
  2. Comment se déroule une partie de poker en Texas Hold’em
  3. Les enchères au Texas Hold’em
  4. Les 3 types de poker Texas Hold’em
  5. La valeur des combinaisons de cartes
  6. Les avantages du jeu sur Internet
  7. Comment gagner de l’argent avec une technique simple
  8. A évaluer vos compétences
  9. A ouvrir un compte sur les meilleurs sites de poker
     

Les avantages du jeu sur Internet

 
 

Le poker a été révolutionné par l’arrivée de casinos virtuels. Chaque année le nombre d’adhérents augmente, et cela n’est pas près de s’arrêter.


 

Il est temps pour vous de vous y mettre si cela n’est pas encore fait.


 

Ce n’est pas juste une question de mode. Les avantages du net sont nombreux :


 

 

 

Les enchères au Texas Hold'em

 
 

Lorsque c’est à votre tour de jouer, quels sont vos choix ?



 

Vous pouvez choisir entre les 4 actions suivantes :



 

Fold signifie jeter ses cartes.



 

C’est à dire que vous vous arrêtez là ! Vous ne participez plus au coup qui se déroulera jusqu’à la fin sans vous. Une fois les cartes jetées, vous ne pouvez plus changer d’avis et revenir dans a partie. Vous pouvez choisir de sortir du coup au pré-flop, au flop, à la turn ou à la river.



 

Bet signifie parier une mise de base.



 

Au pré-flop, vous devez égaliser la valeur du surblind. Si vous jouez à une table où la valeur des blind est de 1$/ 2$, et que vous êtes donneur, vous devez mettre 2$ sur la table pour voir le flop. Vous mettez autant d’argent que vos adversaires pour continuer la partie.



 

A la même table, si vous êtes blind, vous avez déjà mis 1$, qui est la valeur du little-blind à cette table. Pour participer au coup, si aucun de vos adversaires n’a relancé, vous devez mettre 1$ de plus, soit 2$ en tout. 1$ déjà payé au pré-flop, et 1$ de bet pour arriver à 2$.



 

Raise signifie relancer.



 

C’est à dire que vous allez parier plus d’argent sur ce coup que ce qu’il fallait mettre pour y participer. La valeur en dollar de votre relance dépend du style de Hold’em que vous pratiquez. (Voir chapitre suivant)



 


 



 

Check signifie participer au coup sans mettre d’argent sur la table.



 

Cela est possible au pré-flop si vous êtes surblind et qu’aucun de vos adversaires n’a relancé.



 

Explication :



 

A une table où les blind sont de 1$/ 2$, vous êtes assis comme surblind.



 

Au pré-flop, avant de recevoir vos cartes, vous avez payé 2$ (valeur du bigblind).



 

Si personne n’a relancé, c’est-à-dire mis plus de 2$ en face de lui, vous devez rajouter 0$ pour être à 2$. Vous participez au coup pour 0$, on dit que vous checkez.



 

Au flop, à la turn et à la river vous pouvez checker si personne n’a parié, c’est-à-dire bet, vous pouvez checker. Vous mettez autant que vos adversaires pour aller plus loin dans le coup.



 

Si tout le monde check, la partie se poursuit, mais la taille du pot n’augmente pas. Si vous avez le choix entre checker et quitter, check ou fold, vous devez toujours checker. Pourquoi ?



 

Parce que vous participerez au coup si personne ne parie derrière vous pour 0 dollar. Vous verrez des cartes gratuites qui peut-être amélioreront votre jeu.



 

Combien y-a-t’il d’enchères?



 

Il y a 4 tours d’enchères: au pré-flop, au flop, à la turn et à la river.



 

A chacun de ces tours d’enchère, les joueurs peuvent relancer 4 fois.



 

Le coup se poursuit après un tour d’enchère, quand les joueurs ont misé la même somme.



 

Quel joueur parle en premier ? Et quel joueur parle en dernier ?



 

Au pré-flop :



 

Le joueur qui parle en premier est le joueur assis directement à gauche du



 

sur-blind. Le joueur qui parle en dernier est le surblind.



 

Au flop, à la turn et à la river :



 


 



 

Le joueur qui parle en premier est le joueur encore dans le coup, qui est le plus proche du bouton sur sa gauche. Il s’agit du little-blind si celui-ci n’a pas encore jeté ses cartes.



 

Le joueur qui parle en dernier est le joueur encore dans le coup, qui est le plus proche du little-blind. Il s’agit du donneur, si celui-ci n’a pas jeté ses cartes.



 

Quand montrer ses cartes ?



 

Le joueur qui a égalisé la mise de son ou de ses adversaires montre ses cartes en premier à la turn.



 

Lorsque vous êtes battu, vous avez le choix de montrer vos cartes ou de les garder secrètes, et cela à n’importe quelle phase du coup, à condition d’être en tête-à-tête avec un adversaire. Vous ne pouvez pas montrer vos cartes si 2 adversaires ou plus restent dans le coup. Cela donnerait des informations sur les cartes qui ne peuvent plus tomber.



 

Vous apprendrez dans mes livres pour joueurs intermédiaires comment utiliser cette possibilité.



 

En cas d’égalité parfaite entre des joueurs, le pot est divisé en parties égales. Si vous êtes face à un seul adversaire, vous aurez 50 % de la valeur totale du pot. On appelle cela un split pot, ou splitter.

 

 

Le Hold’em présente 3 variantes. Ces variantes concernent les enchères.


 

Il existe le :


 


 

Qu’est ce que le no-limit ?


 

En no-limit, il n’y a pas de limite d’enchère.


 

La limite supérieure d’enchère est le total de ce que vous avez devant vous. Cela signifie que vous pouvez décider de jouer tout votre argent en un seul coup. Bien sûr, vous n’êtes pas obligé de tout jouer sur un coup. A toutes les phases du jeu : pré-flop, flop, turn et river vous pouvez tout mettre sur le tapis. Faire « all-in » est le fait de faire tapis, c’est-à-dire de tout mettre sur la table.


 

C’est une variante très séduisante, où le bluff et la faculté de lire dans le jeu des adversaires sont déterminants.


 

Les tables de no-limit ont 2 nombres qui définissent respectivement lavaleur du blind et du surblind.


 

Cette variante peut vous ruiner sur une seule erreur ! Attention, si vous êtes débutant n’allez pas à ces tables!


 

Apprenez à être fort en Hold’em limit, puis avec vos bénéfices découvrez cette variante.


 

J’ai consacré un livre sur cette variante. Vous le trouverez sur mon site.


 

Qu’est ce que le pot-limit ?


 

En pot-limit, il y a une limite supérieure d’enchère. Cette limite est la taille du pot.


 

C’est-à-dire que vous ne pouvez relancer que de la taille du pot et pas plus.


 


 


 

Rappel :


 

A quoi correspond une relance ? Il s’agit de mettre plus d’argent sur la table que vos adversaires. (On appelle le fait de relancer en anglais : « raise »).


 

Par exemple :


 

Vous êtes assis comme donneur à une table de hold’em pot limit. La valeur des blind est de 1$/ 2$. Cela signifie que le blind paye 1$, et le surblind paye le double. Si tous vos adversaires ont jeté leurs cartes avant vous au préflop, la valeur du pot est de 3$ à ce moment là : 1$ + 2$. Vous ne pouvez relancer que de 3$. Si maintenant à la même table, vous êtes donneur, et que tous les adversaires suivent le coup, la taille du pot est de 17$. Soit 1$ du blind, 2$ du surblind et 2$ pour chaque joueur qui parle avant vous, 7 joueurs dans cet exemple.


 

Qu’est ce que le limit?


 

Le montant de chaque mise est défini au préalable à la table. Il est donc limité.


 

Chaque table de limit possède 4 nombres qui la définissent :


 


 


 

Exemple :


 

Une table 1$-2$ signifie que la mise est de 1$ au pré-flop et au flop; et 2$ sur la turn et la river. Si la limite de la table est de type 1$-2$ ou moins (0,50$ / 1$…) , on parle de low-limit.


 

Il ne peut y avoir que 4 relances à chaque tour d’enchère.


 

Donc sur une table à 1$-2$, au pré-flop, un joueur peut mettre au maximum 4 dollars soit 4 relances de 1 dollar ; idem pour le flop.


 

Par contre à la turn, un joueur pourra mettre 4 relances de 2 dollars soit 8 dollars. Il en est de même pour la river. Sur un coup où on atteint à chaque phase le maximum des enchères, un joueur peut miser à cette table 4+4+8+8 soit 24 dollars sur un coup.


 

Tous les coups ne sont pas relancés jusqu’au bout au poker. Mais en limit, vous devez en vous asseyant à une table pouvoir suivre ces relances.


 

Le choix des limites de la table est un élément capital pour adapter votre budget de départ. L’erreur la plus souvent commise est de s’asseoir avec un trop petit budget par rapport aux limites de la table. Le choix de la table sera détaillé plus tard.


 

J’enseigne à mes élèves l’art de choisir la table qui va être rentable.

La valeur des combinaisons de cartes au poker

 
 

Il faut réaliser au Texas hold’em, une combinaison de 5 cartes


 

uniquement.


 

Ces 5 cartes sont soit :


 

2 cartes fermées + 3 cartes du tableau,


 

1 carte fermée + 4 cartes du tableau,


 

Les 5 cartes du tableau.


 

Par ordre de valeur, de la meilleure combinaison possible, à la plus faible :


 

Quinte royale


 

ou royal flush


 

Combinaison de 5 cartes


 

Quinte flush ou


 

straight flush


 

Combinaison de 5 cartes


 

Carré ou


 

Four of a kind


 

Full ou


 

Full house


 

Couleur ou


 

Flush


 

Combinaison de 5 cartes


 

24


 

Suite ou


 

Straight


 

Combinaison de 5 cartes


 

Brelan ou


 

Three of a kind


 

Deux paires ou


 

Two pairs


 

Une paire ou


 

one pair


 

Carte isolée ou


 

high card


 

Pourquoi cet ordre ?


 

C’est un ordre statistique. Il est plus facile de faire une paire seule qu’une couleur ou qu’une suite. Et ainsi de suite.


 

Qui gagne le coup ?


 

La combinaison la plus forte emporte le coup à la fin du tour d’enchère de la river.


 

Vous pouvez gagner un coup avec une combinaison de valeur inférieure à celle de vos adversaires, si vous les forcer à jeter leurs cartes, avant la fin des enchères à la river.


 


 


 

Dans le tableau, il y a des combinaisons de 5 cartes.


 

Une combinaison de 4 cartes ne vaut rien, il faut 5 cartes !


 

Par exemple, si vous avez 4 coeurs, vous serez battu par une simple paire.


 

Si vous avez 5coeur-6coeur en cartes fermées et que le tableau est : 7carreau-8pique-Atrefle-2coeur-3coeur,


 

vous avez un as en carte isolé. Il vous manque un 4 ou un 9 pour faire une suite, et un coeur pour faire une couleur.


 


 


 

Les couleurs sont de valeurs équivalentes.


 


 


 

Notez qu’il ne peut pas y avoir deux couleurs différentes sur un coup. Pour faire une couleur il faut 5 cartes. Cela signifie au minimum 3 cartes ouvertes + 2 cartes fermées. Il n’y a que 5 cartes au tableau.


 


 


 

Qui gagne quand les combinaisons sont équivalentes ?


 

Si vous avez :


 

Un as seul et que votre adversaire a aussi un as seul. Celui qui gagne est celui qui a la meilleure combinaison de 5 cartes. On regarde la deuxième meilleure carte. Si c’est la même pour les 2, on regarde la troisième …


 

On appelle cette carte le « kicker ». C’est elle qui fera la différence.


 

Cette carte est très importante au pré-flop.


 

Vous allez jouer plus volontiers A-K que A-6, car votre kicker sera meilleur en cas d’égalité.


 

Pour deux adversaires qui ont une suite, le vainqueur est celui qui a la suite la plus haute.


 

A-K-Q-J-10 est une suite toujours gagnante face aux autres suites. Attention cette suite perd contre une combinaison supérieure comme une couleur.

Une méthode pour gagner facilement

 
 

Cette technique est dérivée de celle que David Sklansky m’a enseigné. Je l’ai un peu améliorée pour qu’elle soit applicable sur le net.


 

Aucun joueur ayant appliqué ma méthode à la lettre n’a perdu de l’argent à long terme.


 

Si je devais programmer un logiciel pour qu’il joue à ma place, c’est avec cette technique que je le ferai.


 

Les 2 qualités essentielles d’un poker-killer :


 

Cette méthode de jeu nécessite 2 qualités indispensables :


 


 


 

De la rigueur dans le choix des mains au pré-flop


 

De la patience


 


 


 

Vous devrez être aussi fiable qu’un programme informatique.


 

Soyez patient et rigoureux et vous gagnerez !


 

Si vous ne respectez pas ces 2 règles, vous courrez à la ruine. Et c’est tant mieux pour vos adversaires.


 

Quelle est la seule différence entre le joueur qui va jusqu’à la turn et celui qui montre ses cartes ?


 

La seule différence, ce sont les 2 cartes fermées du départ.


 

Le tableau est le même pour les 2 joueurs.


 


 


 

Tout se joue au pré-flop !


 


 


 

Si vous vous placez comme spectateur à une table, et que vous notez pour chaque joueur les variations de leur capital dollar et le nombre de fois où ils voient le flop, vous verrez :


 


 


 

Que les joueurs qui gagnent le plus de mains sont ceux qui perdent de l’argent.


 


 


 

Cela vous paraît paradoxal, non ?


 

Si ces joueurs gagnent beaucoup de mains, cela signifie qu’ils participent à beaucoup de coups. Ils gagnent beaucoup de mains, mais combien en perdent-ils ?


 


 


 

Ces joueurs sont dans le faux.


 


 


 

Le but du poker n’est pas de gagner le plus de mains possible. On ne joue pas à la bataille, mais à un jeu d’argent.


 

Explication :


 

Si vous jouez 10 coups, que vous en gagnez 4 à 3 dollars chacun et que vous en perdez 6 à 3 chacun, vous perdez 6 dollars. Vous aurez gagné 4 coups, mais vous perdrez de l’argent. A la fin de la partie seul compte l’argent que vous emportez avec vous, non ? Si au lieu de jouer 10 coups, vous en aviez joué 3 gagné 2 et perdu 1, vous auriez gagné 3 dollars.


 

C’est à dire 9 dollars de plus que votre adversaire qui pourtant a gagné plus de coups que vous.


 


 


 

Pourquoi ?


 


 


 

Vous misez votre argent sur des cartes qui au départ ont beaucoup plus de chance de remporter le pot.


 

Le but du vrai joueur de poker est de gagner de l’argent !


 

Une des plus grandes règles est : « Chaque dollar que vous ne perdez pas est de l’argent gagné ! »


 


 


 

Donc ceux qui voient le moins le flop sont ceux qui accumulent le plus de gains. C’est pour cette raison qu’il faut jouer avec patience.


 


 


 

La sélection des mains au départ au pré-flop :


 

Dans la suite de ce chapitre, vous apprendrez à adapter votre jeu en fonction de votre position.


 

Un bon joueur ne s’implique pas avec les mêmes cartes s’il est blind ou joueur non blind.


 

Le concept du pari raisonné.


 

Qu’est ce que cela peut bien vouloir dire?


 

Imaginez que vous assistez à une course de chevaux dans un hippodrome privé. La somme à payer pour parier sur un cheval s’élève à 10 dollars. Vous avez justement 10 dollars en poche et pas un dollar de plus. Avant le départ de la course, vous consultez les pages sportives d’un journal. Il est écrit que sur ses 34 dernières courses, le jockey Alex Martin sur Cash convector en a remporté 33.


 

Un peu plus loin, vous découvrez un article sur Ewin Preston, un vieux jockey qui monte Défétix, un cheval qui sort de blessure. Sur quel cheval allez vous parier vos 10 dollars ?


 

La réponse paraît logique, non ?


 

Certains d’entre vous se diront que Défétix peut gagner. Bien sûr, mais si au lieu de parier sur 1 course, vous deviez parier sur 50 courses entre les 2 chevaux. Vous devez maintenant miser 500 dollars en tout. Cela va t’il changer votre pari ?


 

Vous mettrez tous vos 500 dollars sur Cash convector, non ?


 

Ce pari est raisonné parce qu’il prend en compte les chances de chaque cheval avant la course. Vous ne jouez pas à pile ou face. Vous orientez votre choix sur le favori.


 

Il faudra simplement faire la même chose au poker au niveau du pré-flop. Je vais vous donner les mains du pré-flop qui gagnent le plus souvent de l’argent. Elles ne sont pas gagnantes dans 100 % des coups, mais le plus souvent.

Cette méthode est divisée en 3 cas de figure :


 

Soit vous êtes un « joueur normal » (non blind),


 

Soit vous êtes assis en position de surblind,


 

Soit vous êtes assis en position de blind.


 

Si vous êtes un joueur normal, vous devez ne voir le flop


 

qu’avec:


 

Les mains d’un poker-killer :


 

A-A


 

K-K


 

Q-Q


 

J-J


 

10-10


 

9-9

8-8

7-7

A-K

A-Q

A-Xs

Jetez toutes les autres combinaisons !

Je dis bien jetez toutes les autres cartes que vous aurez qui ne sont

pas les mains du poker-killer.

Vous voulez des preuves ?

Pour vous montrer que vous faîtes le bon choix :

Prenez une feuille de papier, lorsque vous jouez sur le net.

Faîtes 2 colonnes, une colonne « + » et une colonne « - ».

Dans la colonne « + » vous allez marquer ce que vous auriez gagné en jouant un coup qui ne fait pas partie des mains du poker-killer.

Par exemple, vous notez + 6 dollars, si après avoir jeté vos cartes, vous vous rendez compte que vous auriez gagné le pot de 10 dollars. Mais pour le gagner il fallait dépenser 4 dollars de mise. Soit 10 –4 = 6 dollars de gain.

Dans la colonne « - »,vous noterez l’argent que vous auriez perdu en participant jusqu’au bout aux coups qui ne font pas partie des mains du pokerkiller.

En fin de partie faites le total, et vous verrez ce que vous auriez perdu avant de lire ce blog.

Soit vous êtes assis en position de surblind

C’est une position où vous avez déjà payé 2 mises de base.

C’est-à-dire que si personne ne relance au flop, vous pouvez voir le flop « gratuitement ».

Pourquoi vous en privez ?

Bien sûr, si le flop est relancé par vos adversaires, vous devrez payer pour le voir.

En position de surblind, il est donc plus simple de jouer.

Il y a deux possibilités :

Lorsque le pot est relancé, vous devez jouer comme si vous étiez un joueur normal. Vous n’avez qu’à reprendre le tableau des mains du poker-killer, et l’appliquer à la lettre.

Lorsque le pot n’a pas été relancé, vous allez profiter de cette partie gratuite. Vous allez donc voir le flop assez fréquemment.

Attention, la faiblesse de vos 2 cartes ne doit pas vous faire commettre d’erreurs sous prétexte que vous êtes arrivés là sans payer.

N’oubliez pas qu’après le flop, la valeur des mises est doublée. Si vous suivez le coup, le tourisme à la turn et à la river vous coûtera très cher.

Dans cette situation, votre attitude va être guidée par le flop.

Si le flop, n’améliore pas ou très peu votre jeu, vous devrez jeter vos cartes à la moindre relance. Si tout le monde check, vous devez checker aussi pour voir gratuitement la carte de la turn.

Si le flop améliore considérablement votre main, vous devrez jouer le coup de manière agressive. N’hésitez pas à relancer si vous avez une couleur au flop, ou une suite.

Exemple 1 :

Vous avez en position de surblind : 3pique-4pique. Le pot est relancé. Cette main

ne fait pas partie des mains du poker-killer, vous devez donc jeter vos cartes

(fold). Vous perdrez la valeur du big-blind. Ce n’est pas grave. Combien auriezvous

perdu en continuant dans le coup ? L’argent que vous économisez ici, va

vous permettre de voir plus de mains.

Exemple 2 :

Dans la même situation, avec 3pique-4pique si le pot n’est pas relancé. Vous

devez checker. Vous allez voir le flop sans rajouter d’argent. Si le flop est 3coeur-

Acoeur-9pique. Qu’allez vous faire? Il faut sans hésiter jeter vos cartes. A ce stade de

la partie, une paire de 3 est une combinaison ridicule ! Vous êtes déjà battu par

un joueur qui a un A, par un joueur qui a une main du poker-killer. Vous êtes

arrivé là sans perdre d’argent, pourquoi en perdre maintenant ? Le joueur qui

suit au flop avec des mains aussi faibles que celle-là sera ruiné. Tous les

mauvais débutants commettent cette erreur. Une des grandes règles au poker est

de ne pas faire d’erreur.

Exemple 3 :

Dans la même situation, avec 3pique-4pique lorsque le pot n’est pas relancé. Si le

flop est 3coeur-3carreau-4coeur, vous avez un full. C’est la meilleure combinaison possible à

ce stade. Vous allez gagner ce coup dans 99 % des cas. Les combinaisons qui

peuvent vous battre sont un full au 4 ( c’est-à-dire un joueur qui possède 4trefle-

4carreau), une quinte flush, si un joueur possède Acoeur-2coeur et que le 5coeur apparaît à la

turn ou à la river. Jouez le coup à fond !

Ces trois situations montrent comment avec les mêmes cartes au

départ votre façon de jouer doit s’adapter au flop.

Soit vous êtes assis en position de blind

Dans cette position, vous avez payé une mise de base.

C’est-à-dire que si personne ne relance, vous devez payer une mise de base pour participer au coup.

Bien sûr, si le flop est relancé par vos adversaires, vous devrez payer beaucoup plus cher pour le voir.

Il y a deux possibilités :

Lorsque le pot est relancé, vous devez jouer comme si vous étiez un joueur normal. Vous n’avez qu’à reprendre le tableau des mains du poker-killer, et l’appliquer à la lettre.

Lorsque le pot n’a pas été relancé, les mains que vous devez jouer

sont les mains du poker-killer (voir tableau du dessus) avec en plus :

Les mains du poker-killer en position little-blind

 

6-6

 

5-5

 

4-4

 

3-3

 

2-2

 

A-Qs

 

A-Q

 

A-Js

 

A-J

 

K-Qs

 

K-Q

 

Q-Js

 

Q-J

 

J-10s

 

 

par Doyle Brunson

 


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